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Zitoune's life

Jeudi 6 décembre 2007

Petit billet d'humeur pour célébrer avec mes chers lecteurs la date symbolique de tous lyonnais qui se respecte : le 8 décembre alias "la fête des Lumières". Il y a un amalgame d'époque et de contexte pour l'origine de cette évênement devenu très populaire (4 millions de personnes dans les rues, ça fait du bruit !).

 

 

Toutes les histoires qui sont racontées au sujet de cette fête ont un dénominateur commun : la vierge Marie. 

C'est bien un hommage d'inspiration complètement religieuse dans un premier temps mais qui est devenu populaire aujourd'hui. 

 

 

 

 

Au commencement était la peste, nous étions en l'an de grâce 1643 et ce fléau sévissait sur toute la partie sud de la france. Lyon la pieuse décida par l'intermédiaire de ces échevins et du prévôt des marchands et des notables de rendre hommage à la vierge Marie (déjà protectrice de la ville depuis le moyen-âge) chaque année si elle les épargnait de cette terrible épidémie. Ce fut le cas et on fixa au 8 septembre jour de fête de la nativité de la Vierge et date anniversaire du voeux des échevins (et non le 8 décembre) d'abord la date des festivités.

Mais en 1852 à cause d'un contre-temps l'érection de la statue en l'honneur de la bienfaitrice sera repoussée de trois mois. C'est donc la date du 8 décembre fête de l'Immaculée Conception de la vierge qui est choisie. Etant donnée que cette date est déjà fêtée depuis le IXème siècle à Lyon, la portée symbolique fut d'autant plus forte.

Des lumignons d'antan au bord des fenêtres nous sommes passés à des spectacles féériques dans toute la ville sur 4 jours, faisant de Lyon la ville en avant-garde des technologies de mise en lumière.

 

Cette année ne fait pas exception dans la débauche de créativité dont font preuve les artistes et autres techniciens pour parer la ville de teintes et éclats tout simplement magiques.

 

Zitoune est amoureux de sa ville ça ce n'est pas une nouvelle mais le charme opère avec plus d'intensité quand ses monuments et autres lieux remarquables sont mis en valeur avec autant de brio.

 

 

De l'Antiquaille à l'amphitéâtre des trois gaules en passant par le jardin des plantes sans oublier les places Antonin Poncet, Griffon, Louis Pradel, des Jacobins,Bellecour et Terreaux la contemplation est permanente. Toute l'année les perspectives et couleurs qu'empreintent les différents paysages de notre capitale grâce notamment à ses collines et ses expositions ainsi qu'à son fleuve et son affluent font de Lyon une ville qu'on ne se lasse pas de regarder.

Et ce soir elle s'est mise sur son 31 et a revêtu ses plus beaux apparats de lumière bien entendu !

 

 

 

Pour en revenir à Zitoune, après avoir raccompagné la miss, il s'est adonné à un de ses passe-temps favoris : l'errement nomade urbain. Armé du meilleur sandwich Tandoori de la ville (le Rawal biensûr !) je me suis amusé à déambuler dans les différents endroits que j'avais sélectionné, dans ma city adorée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour ce faire, en pro des bons plans, j'avais choisi de faire ma ballade le 6 décembre. Et oui ! Les animations s'étalant sur 4 jours aucun inconvénient à ne pas s'entasser le 8 avec la foule incommensurable de badauds et découvrir en primeur les thèmes et autres décorations de cet évênement. Justement concernant ceux-ci, voici mon baromètre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BON : la quasi totalité des sites et en particulier les bidons éclairés face à la fosse aux ours (photo en haut) ainsi que "l'ombre" de Fourvière (effet très réussi) mais également la boule de neige englobant la statue équestre de Louis XIV place Bellecour et affichant les messages auxquels j'adhère totalement : "only Lyon" et "I love Lyon" !

 

 

 

MOINS BON : je suis passé à côté de la symbolique de la boule de couleurs place des Terreaux et j'ai trouvé moyen la récupération mercantile pour cet évênement du Théâtre de Guignol par les papillottes Révillon place de la Trinité. Je sais, il y a plus grave mais quand j'entends ce personnage aussi ancré dans la culture populaire lyonnaise demander avec le logo de la marque placardé tout autour de lui : "Quelles sont les meilleures papillotes les enfants ? REVILLON...oui....parfait les enfants ! " ça me fait un peu tiquer mais bon comme ils en distribuaient, on va dire que chacun y a trouvé son compte...

 

 

MENTION SPECIALE : à l'originalité de la création lumino-graphique de la désormais célèbre cabine téléphonique face au pont de la Feuillée et je mentionnerais aussi les ombres chinoises aux fenêtres de la gare Saint-Paul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ce je referme pour aujourd'hui la page de ce blog et l'ouvrirai incessament sous peu pour parler musique : see you later !

Par thierry saadouni - Publié dans : LYON
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Samedi 17 novembre 2007

YES

Voilà l'article qui se faisait attendre ! En cette période tumultueuse où les différents événements ne m'ont pas laissé le loisir d'agrémenter ce site, je me devais de trouver un thème intéressant pour effectuer mon retour sous les meilleurs auspices.

Celui-ci s'impose de lui-même avec un buzz confirmé du moment en ce qui concerne le monde noctambule lyonnais, je veux bien sûr introduire de la sorte : le Yes (facile quand on a lu le titre et vu le logo à gauche...pfff !).

 

 

 

 

 

 

 

Il s'agit d'un établissement qui ne scintille pas depuis très longtemps dans la nuit lyonnaise et gagne vraiment à être découvert. Une fois arrivés au 12 quai St Vincent dans le 1er arrondissement de Lyon, plusieurs éléments peuvent, tout comme à moi, retenir votre attention. Commençons par la déco, ici le raffinement des matériaux n'a d'égal que le jeu de lumière. Etant grand partisan du "beau pour être bien", comprenez que zitoune était au Yes comme dans son bocal !

Rien de mieux que la description des atmosphères des 3 salles que comprend le Yes, extraite du site officiel :

 

 

 

 

Second aspect l'ambiance du lieu joue pour beaucoup à sa notoriété. En effet on sent qu'ici le parti pris des gérants est d'en faire un endroit d'exception. La programmation musicale est de qualité ainsi que le choix des boissons proposées, jusqu'à la clientèle. J'entends par là qu'il est agréable d'entendre des sets house originaux et bien mixés en sirotant un Chivas au milieu de gens de 25-36 ans (dédicace au Tromblon) bien habillés !

 

 

Pour sortir assez souvent j'en suis devenu exigeant et la fainéantise de DJ se contentant de passer les enchaînement préenregistrés de sons du moment me gave au plus haut point.

Comment ne pas se laisser tenter à une dose d'originalité lorsqu'on est en position si convoitée et si jouissive d'ambianceur en chef ? Encore faut-il avoir un brin de talent pour s'en rendre compte et sortir des sentiers battus.

 

 

 

 

 

 

 

Concernant l'alcool ceci est un petit clin d'oeil aux ignorants qui pensent que Clan Campbell est un bon Whisky ! (J'y reviendrai par la suite...)

Pour ce qui est de la fréquentation, je suis friand de lieux festifs où on n'a pas l'impression d'être immergé dans une cour de lycée ou même un club de rencontre pour quinquas empris du démon de midi ! Ici ce n'est pas le cas et c'est tant mieux.

 

 

 

 

Il est temps comme indiqué plus-haut de fournir à vous chers lecteurs avertis quelques idées de carburants de fête que sont les cocktails. Et pour rester dans le thème de cet article il s'agit de boissons que j'ai pu savouré au Yes lors d'une soirée "The Life with Bubbles" organisée par Piper-Heidsieck la célèbre marque de champ' ce jeudi soir (dédicace au papillon qui se reconnaitra !). Il s'agissait de Champagne cette nuit là mais pas seulement et vous identifierez le choix zitounesque d'après le nom des cocktails choisis :

 

 

 

 Le Pink Lady : 4cl de gin, 2cl de jus de citron pressé et 0,5 cl de sirop de grenadine.

Celui-ci est préparé au shaker avec de la glace et est servi dans un verre à cocktail.

Une recette qui fait aimer le gin aux plus réfractaires : un mélange sucré-acide parfait !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Sex on the Beach : 2cl de vodka, 2cl de liqueur de melon, 2cl de chambord (liqueur de framboise), 6cl d'ananas et 6cl de jus de cranberry (en français canneberge).

Un de mes cocktails préférés qui s'appelait à l'époque Fun on the Beach (pour "to have fun" = s'envoyer en l'air).

En effet il était inconvenant au moment de classer ce fameux cocktail au board du TGI Friday's, qui répertorie depuis un siècle les mélanges des barmen du monde entier, avec un nom aussi provocant. Aujourd'ui il a repris son appellation originale et son goût n'a pas pris une ride.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cocktail du Yes : 1cl d'Hpnotiq, 1cl de vodka et un trait de champagne.

L'Hpnotiq est une boisson très à la mode à base de vodka, de cognac et de fruit de la passion (que vous pouvez voir dans des séries comme "Sex and the City" ou "Desperate Housewives" ainsi que dans les clips de P.Diddy ou R.Kelly).

L'originalité de cette boisson se trouve également dans sa présentation. Au Yes on sert ce nectar maison sur un verre de glace à l'intérieur même de la coupe.

Effet garanti !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vous me remercierez plus tard pour vous avoir informés avec autant de maestria des bons plans de notre capitale des Gaules et n'oubliez pas que les ingrédients d'une fête réussie sont : un bon état d'esprit et les personnes qu'il faut autour de soi ! Have fun !

 

 

 

 

 

 

Par thierry saadouni - Publié dans : LYON
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Dimanche 14 octobre 2007

Cynisme : Mépris des conventions sociales, de l'opinion publique, des idées reçues, généralement fondé sur le refus de l'hypocrisie et/ou sur le désabusement, souvent avec une intention de provocation.

Il faudrait rajouter les termes : sarcastique, libertin, auto-destructeur pour dépeindre au mieux le caractère troublé du personnage Hank Moody interprété par David Duchovny dans cette nouvelle série qui cartonne sur Showtime tous les lundi à 22h30. L'ex-Mulder nous apparait dans un nouveau registre de son jeu d'acteur et excelle : celui de l'humour décadent.

Californication

Commençons par le pitch :

La série met en scène Hank Moody, écrivain quadragénaire en panne d'inspiration, en proie à une addiction aux drogues et au sexe qui rendent difficiles ses relations avec son entourage, notamment son ex-compagne Karen et sa fille adolescente Becca.

Ce qui fait la force de cette production c'est le ton irrévérencieux de son protagoniste. Les dialogues sont taillés au scalpel et les différentes situations dans lesquelles se trouve Mr Moody sont pour le moins cocasses !

 

Cette série m'a aimanté dès le premier épisode pour plusieurs raisons.

 

La première, j'en faisais état en préambule, c'est le cynisme du personnage qui évolue en pure misanthropie et sarcasmes parfois. Il s'agit du terreau comique le plus efficace pour me faire rire aux éclats !

 

CalifornicationEn effet quoi de plus jubilatoire qu'un intellect stimulé ? Il existe plusieurs sortes d'effets comiques et loin de moi l'idée d'en bouder un seul mais j'ai ma préférence. 

En humour aussi les victoires les plus belles sont celles acquises de haute lutte. J'entends par là que pour un rire de qualité il faut que le ressort comique soit audacieux.

Et dans Californication les dialogues pour faire mouche font appel à un brin de culture, une certaine connaissance des rapports humains (notamment sexuels !) et flattent aussi, c'est important, les côtés bas de ma personnalité : la moquerie et l'auto-suffisance.

 

 

Mais que c'est bon !!!

 

 

La seconde c'est la transposition de sa propre vie qu'on peut faire face à l'histoire qui est narré. Californication n'est pas seulement une joute de bons mots, linéaire et sans but. Il y a en toile de fond l'ambition de Hank Moody de reconquérir ce qu'il a perdu : sa femme et sa fille. Le tout est lié indubitablement à son métier de romancier et sa condition existentielle.

 

J'aime l'idée romantique, au milieu d'une vie qui ne l'est pas vraiment, du repenti prêt à tout pour avoir de nouveaux les deux êtres qu'il aime le plus au monde à ses côtés : sa femme et sa fille. Son combat est loin d'être gagné d'avance mais je trouve attendrissant le rôle de son ex-compagne qui se laisse trahir par son regard quand elle affirme ne plus l'aimer et qui n'écoute pas son coeur au profit d'une vie plus raisonnable.

 

Quand l'amour passionnel, fougueux, anti-conformiste s'oppose à une vie rangée, posée, sans failles auprès d'un mari peu charismatique mais mature.

 

La clef de l'histoire est là et nous amène à considérer à notre tour quelques instants dans quel camp nous jouerions : les rationnels ou les passionnés.

 

 

La troisième et dernière raison que je voulais évoquer c'est le côté trash de la série et en particulier pour ce qui concerne le sexe.

Autrefois les séries traitant des rapports hommes/femmes et à fortiori de ce qui se passait autour du lit était l'apanage du sexe faible. Nous avons du subir les élucubrations des affolées de "Sex and the city" et autres joyeusetés qui ont déversées sur les écrans la vision fantasmée de ce que devrait être une femme libérée sexuellement au 21ème siècle. Et pour cause, le public était majoritairement féminin.

 

Désormais avec Californication voici le pendant masculin (vous me pardonnerez l'image...) du "je couche et je m'assume", à la sauce Elle,  télévisuel de ces dernières années. Ici les préocupations sont celles d'un coureur invétéré jouissant (pas qu'un peu) d'une réussite plus qu'insolente auprès de tout ce qui a un vagin dans son périmètre. Mais étant donné qu'il ne fonde aucun espoir dans les relations qu'il noue : ça évite de sombrer dans le mélodrame. Ingrédients d'une série plus masculine : du romantisme oui, mais pas galvaudé.

 

 

 

Hank Moody profite de son existence comme on se jetterait dans le vide : sans retenue. Ses excès sont un mélange de chair, d'alcool et de drogue. Les seuls remèdes trouvés par notre personnage pour faire face à son inspiration tarie et à la douleur de voir sa famille vivre sans lui...

 

 

Vous avez compris, on est en présence d'un petit bijou : à télécharger pour les plus futés et à attendre hypothétiquement sur les chaînes françaises pour les autres...

 

 

 

P.S.: Dédicace à mon Charlie à moi : vieux tromblon ! Re happy birthday (on est chez nous !) !!! 

Par thierry saadouni - Publié dans : CINEMA / TV
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Samedi 6 octobre 2007

Voici enfin hébergée sur mon blog la superbe vidéo réalisée par mon vieux tromblon de nos vacances tunisiennes.

 

Merci mon pote pour ta contribution et le plaisir qu'on a tous à se remémorer ces instants magiques !

 

 

Par thierry saadouni - Publié dans : PERSO
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Lundi 24 septembre 2007

300

Après de superbes vacances en Tunisie et afin de remercier les fabuleuses personnes que j'y ai rencontré, voici l'article sur le film qui fut la toile de fond de mon séjour : 300.

 

 

Mes collègues, que dis-je, mes frères spartiates se reconnaitront dans les quelques paragraphes décrivant cette superbe épopée et implicitement adressés à leur intention...

 

Ne boudons pas notre plaisir et resituons le contexte historique de ce film ô combien apprécié. En effet, comme souvent la véracité du scénario rend celui-ci plus captivant et l'événement auquel le récit rend hommage s'est réellement déroulé en -480 avant JC (pas le dijonnais !).

 

 

 

Le synopsis est le suivant :

 

Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d'un messager que le roi perse Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité. Contre l'avis de l'oracle, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 soldats qui composent sa garde personnelle. Il choisit de combattre l'armée ennemie dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles. Face à l'armée gigantesque de l'envahisseur perse, la résistance est héroïque mais désespérée.

 

Le film de Zack Snyder tiré du roman graphique de Franck Miller (Sin City) est assez fidèle au déroulement de la fameuse bataille des Thermopyles :

 

Les Grecs conduits par Léonidas barrent la route aux 200 000 Perses dans un étroit défilé appelé les Thermopyles - " Les portes chaudes", du fait des nombreuses sources chaudes présentes, - entre les montagnes et la mer. La bataille d'Artémission empêche Xerxès de débarquer des troupes sur les arrières des Grecs.

 

Pendant plusieurs jours, les Perses lancent des attaques massives droit sur les Grecs, elles sont repoussées avec de lourdes pertes. Dix mille "Immortels" (ou Mélophores) sous les ordres d'Hydarnes, guidés par un traître grec, nommé, comme nous le précise Diodore de Sicile, Ephialtès (qui veut dire cauchemar en grec ancien) de Malia, à travers le passage d' Anopaea sur la crête du mont Callidromos, se mettent en marche pour prendre Léonidas à revers.

 

 

Les Phocéens se retirent sur les crêtes, les Perses les contournent. Léonidas informé de cette manoeuvre ordonne la retraite à tous ses hommes, sauf à mille d'entre eux dont 300 Spartiates, pour leur éviter d'être coupé du gros de l'armée.

 

Les hoplites restés sur leurs positions sont encerclés, suit une mêlée furieuse où Léonidas trouve la mort. Les Spartiates se retranchent sur une petite colline où ils se font tuer jusqu'au dernier.

 

 

 

 

Résultat : Xerxès marche vers le sud pour occuper Athènes.

 

 

 

 

 

 

 

300 symbolise tout de même l'insoumission d'une poignée face à un envahisseur collossal en nombre et un extrait illustre assez bien ce caractère et l'aura qui s'en dégage. J'aime bien ce passage pour la prestance de Léonidas mais également pour le rôle joué par sa reine...

 

 

 

 

Pour être complet il serait utile de rappeler la polémique qu'a soulevé cette oeuvre à sa sortie. Plusieurs points sont sujets à discussion : d'un côté les imprécisions ou interprétations historiques et d'un autre côté l'idéologie véhiculée par ce récit.

 

Concernant les faits historiques : il est, par exemple, historiquement peu probable que le roi Léonidas Ier se soit battu au même rang et de la même manière que ses hoplites spartiates.

Les troupes Perses (200 000 combattants dans trois corps d'armée) étaient abolument considérables pour l'époque et le rapport de force avec les spartiates tient absolument de l'héroïsme cependant Xerxès n'a pas réunis une armée d'un million d'hommes comme mentionné dans 300...

 

La représentation qui est faite des Perses à la période achéménide est fausse. Cette période est considérée comme un âge d'or dans l'histoire de l'Iran, avec en particulier l'écriture sur le Cylindre de Cyrus de ce qui est considéré comme la première déclaration des droits de l'homme. Dans le roman graphique dont est inspiré le film, les Perses sont dépeints comme une horde barbare, décadente, opposés aux nobles grecs. La Grèce d'alors comportait environ 37 % d'esclaves alors que l'Empire perse rétribuait militaires et mercenaires indépendamment de leur race ou sexe.

Sparte était une oligarchie, et non une démocratie contrairement à ce qui est assené dans le film.

Les éphores sont des magistrats grecs de Sparte et non des devins consanguins.

Il a été prouvé à de nombreuses reprises notamment par les représentations de l'époque mais aussi par l'étude poussée des sépultures que les Perses étaient nullement noirs.

 

 

Pour ce qui est de la controverse à propos de l'idéologie, elle a pour origine les aspects totalitaires de la société spartiate. En effet, les difformes sont éliminés dès la naissance, les plus faibles mis à l'écart de la société et l'esclavage est couramment pratiqué... Il est question également de rhétorique guerrière, la prise des armes et le recours à la violence pour toute cause qui peut sembler juste.

L'oeuvre peut donc être interprétée comme l'utilisation de moyens extrêmes, justifiés par la volonté de préserver l'idéal spartiate de liberté et de justice mais en utilisant des méthodes totalitaires, non approuvée par les peuples grecs dans l'histoire.

 

Loin de ce tumulte d'experts je prends un plaisir renouvelé à chaque fois à admirer l'excellent travail graphique notamment de ce bijou, qui pour cet aspect et bien d'autres encore figure dans mon panthéon personnel du 7ème art.

 

 

 

P.S.: spéciale dédicace à ma troupe (AahhOOUUH !), la bande-annonce n°2 en VOSF : la meilleure !

 

 

 

Par thierry saadouni - Publié dans : CINEMA / TV
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